Le baptême dans le Saint-Esprit

L'homme, une fois qu'il est habité par Dieu, devient les mains, le cœur, les pieds et la pensée de Jésus-Christ. Comment Jésus-Christ peut-il toucher une âme et la sauver? Par vos mains, par votre cœur, et par votre foi...
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Table des matières

Le baptême dans le Saint-Esprit

Ce qu’est un véritable baptême dans le Saint-Esprit!

 

Cette prédication a été donnée par John G. Lake le 23 février 1921.

 

Le baptême dans le Saint-Esprit est le plus grand événement de l’histoire de la chrétienté, plus grand que la crucifixion, plus grand que la résurrection, plus grand que l’ascension de Jésus-Christ, et plus grand que sa glorification.

 

Si la crucifixion de Jésus-Christ n’avait pas été suivie par sa résurrection, sa mort serait restée vaine, pour ce qui concerne le salut de l’humanité. De même, s’il était ressuscité d’entre les morts, mais sans avoir pu atteindre le trône de Dieu, pour recevoir du Père le don du Saint-Esprit, il n’aurait pas atteint l’objectif pour lequel il est mort et ressuscité.

 

Jésus n’a connu aucun échec dans sa mission. Jésus est allé jusqu’au bout, il est parvenu jusqu’au trône et au cœur de Dieu. Il a obtenu, dans les trésors de l’âme éternelle, le Saint-Esprit tout-puissant, et il l’a déversé sur le monde entier pour lui accorder ce divin baptême. C’est grâce à cela que nous sommes ici ce soir.

 

La naissance du christianisme

Le jour de la Pentecôte est celui de la naissance du christianisme. Avant que le Saint-Esprit ait été répandu du ciel, le christianisme n’existait pas. Le ministère de Jésus sur la terre fut celui qu’il a exercé pour préparer le monde à son ministère ultime. Ce ministère ultime devait être celui du Saint-Esprit.

 

Le ministère de Jésus, au cours de sa vie terrestre, fut limité par son humanité. En outre, son message ne s’adressait qu’à Israël. Mais la descente du Saint-Esprit permit à chaque être humain d’avoir accès au ministère universel de Jésus. C’est cela que Dieu avait au plus profond de son cœur. Le fait d’être en contact céleste avec le Dieu éternel et avec sa puissance, a enflammé l’être entier des disciples, pour Dieu et avec Dieu, leur a permis de pénétrer dans la nature même de Dieu, et de devenir semblable à lui. L’homme est devenu semblable au Seigneur!

 

Une terre sainte

Il n’y a, dans toute la Parole de Dieu, aucun sujet qui me semble devoir être abordé avec autant de saint respect, que celui du baptême dans le Saint-Esprit. Bien-aimés, mon cœur saigne chaque jour de ma vie, quand j’entends avec quelle légèreté des chrétiens peuvent parler du baptême dans le Saint-Esprit.

 

Quand Moïse est entré dans la présence de Dieu, devant le buisson ardent, Dieu lui a dit : «N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte». C’est encore plus vrai quand nous venons dans la présence de Dieu pour rechercher le baptême dans le Saint-Esprit, en nous rappelant que, pour obtenir ce don, Jésus-Christ a vécu dans ce monde, a versé son sang sur la croix, a pénétré dans les ténèbres de la mort, des profondeurs de la terre et du tombeau, a affronté et vaincu la puissance du mal, est ressuscité, et est finalement monté au ciel pour nous assurer cette grâce, à vous et à moi. S’il y a quelque chose sous les cieux qui doit nous pousser au plus grand respect, au respect le plus sacré, plus que toute autre chose au monde, c’est certainement le sujet du baptême dans le Saint-Esprit!

 

Oh! Mon âme est parfois profondément blessée quand j’entends certains chrétiens demander avec légèreté : «Avez-vous reçu votre baptême dans l’Esprit?» Supposons que nous ayons le privilège, ce soir même, de nous trouver devant la croix en présence du Seigneur agonisant, je me demande quels seraient les sentiments de notre cœur? Supposons que nous fassions partie du groupe de disciples en larmes qui ont dû porter son corps mort dans le tombeau, quels auraient été nos sentiments? Supposons que nous l’ayons rencontré dans le jardin, comme Marie, dans la gloire de sa résurrection, ou encore que Dieu, dans sa grâce, nous ait permis d’assister à cette scène extraordinaire dans le ciel, quand les portes célestes élevèrent leurs linteaux pour laisser entrer le Roi de gloire… Bien-aimés, si cela avait été le cas, nous aurions une bien meilleure compréhension de ce qu’est le baptême dans le Saint-Esprit!

 

Combien j’aime ce vieux mot anglais Ghost (Esprit)! Il s’agit d’un visiteur céleste de l’au-delà, de la présence spirituelle de l’ange de l’Eternel. Cet ange de l’Eternel qui vient vers vous et vers moi nous vient directement du cœur du Dieu éternel, comme un souffle de l’âme de Jésus-Christ! Quand le Saint-Esprit est descendu au début sur les cent-vingt disciples, à Jérusalem, personne ne s’est promené en disant à la ronde : «Frère, as-tu reçu ton baptême?» Ils ont enlevé leurs chaussures, et ont découvert leurs têtes et leurs cœurs devant le Dieu éternel!

 

Je crois que la première chose, et la plus essentielle, dans une église réellement conduite par le Saint-Esprit, comme dans une œuvre réellement spirituelle, commence par le fait d’accorder au baptême dans le Saint-Esprit le divin respect que l’on doit à une expérience aussi sacrée, et que le Seigneur nous a acquise en payant un prix aussi élevé.

 

Une leçon de vénération

Quand j’étais en Afrique du Sud, je me suis trouvé un jour en compagnie de Madame Dockrall, une magnifique femme de Dieu, baptisée dans le Saint-Esprit. Nous étions assis sur des rochers, méditant et priant, à quelque distance du reste de notre groupe. A un moment donné, le Saint-Esprit est venu sur elle avec puissance, et elle fut submergée dans l’Esprit. Elle commença à donner un message en langues, puis en donna l’interprétation en Anglais. J’ai entendu, sur le thème de la vénération, le plus profond message qu’il m’ait été donné d’entendre de toute ma vie.

 

Je lui dis ensuite : «Dites-moi tout ce que vous pouvez me dire concernant l’expérience que vous venez de vivre!»

 

Elle n’était jamais allée en Europe, mais elle me dit : «J’ai été transportée par l’Esprit quelque part en Europe. Je me suis approchée d’une grande cathédrale.» Elle m’en décrivit l’architecture, puis ajouta : «En approchant de l’entrée, je fus accueillie par un prêtre anglais qui me conduisit vers l’autel, par la nef latérale, et je m’agenouillai. Une nuée blanche commença à descendre. Au milieu de la nuée, je distinguai la forme et le visage de Jésus-Christ. Le prêtre se tenait sur la tribune et commença à parler. Mais je me rendis compte que, par l’action de l’Esprit, les paroles qu’il prononçait étaient en réalité celles que prononçait le Seigneur Jésus lui-même.» L’un des plus grands regrets de ma vie fut de ne pas avoir à mes côtés une sténographe, pour transcrire ce merveilleux message sur la vénération que nous devons avoir pour les œuvres de Dieu.

 

J’ai eu l’occasion de lire l’un des livres les plus magnifiques que j’ai jamais lus. Il a été écrit par Madame Parker, une missionnaire anglaise en Inde. Elle y décrivait la vie, les enseignements et la mission du Saddhou Sundar Singh. Un saddhou est un «saint homme», qui renonce au monde de manière absolue, qui ne se marie jamais, qui ne prend jamais aucune part aux affaires de ce monde, et qui se met à part pour mener sa vie religieuse et pour méditer sur Dieu et la vie spirituelle. Sundar Singh, quand il a rencontré le Seigneur Jésus-Christ, eut l’idée de devenir un saddhou chrétien. Il allait de lieu en lieu, ne portait pas de chaussures, abandonnant entièrement sa vie entre les mains de Dieu.

 

Voici l’une des déclarations de Madame Parker, concernant le Saddhou Sundar Singh : «Lorsque vous veniez en sa présence, votre âme était remplie d’un profond respect, comme si vous vous trouviez en présence de Jésus le Nazaréen.» Approchons-nous du lieu très saint avec le même profond respect. Soyons remplis de vénération lorsque nous sommes dans la présence de celui qui a été glorifié.

 

La baptême dans le Saint-Esprit est quelque chose qui est particulier au Seigneur Jésus-Christ. Jean-Baptiste a dit : Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. Mat. 3 : 11-12

 

Jésus-Christ a été glorifié. Il doit poser ses mains sur vous et sur moi, pour nous conférer sa propre nature, nous transmettre l’onction de Dieu, la substance de son âme, la qualité de son intelligence, et la vraie nature de Dieu lui-même. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? (I Cor. 6 : 19). Un temple de Dieu, une maison de Dieu, dans laquelle Dieu demeure!

 

Une habitation de Dieu

Parfois, je m’efforce de concevoir clairement dans mon âme le fait que Dieu vit en moi. Je me suis efforcé de noter l’influence grandissante et la puissance de cet Esprit pur, doux et vivant, qui est celui du Dieu éternel. Je me suis efforcé de réaliser sa présence dans mon esprit, dans mon âme, dans mes mains, dans mes pieds, dans ma personne et dans tout mon être. Je suis une habitation de Dieu, une habitation de Dieu! Dieu est en train d’équiper mon âme pour que lui-même puisse faire du bien au monde. Dieu veut équiper l’âme de l’homme, pour qu’il puisse vivre éternellement en harmonie de pensée avec Dieu. Dieu veut offrir à l’âme de l’homme la puissance de sa personnalité, grâce à laquelle l’homme peut être rendu semblable à Dieu. Car toutes les qualités divines de votre cœur sont dues au fait que Dieu, par son Esprit, demeure en vous. Que recherchez-vous en fait dans un autre être humain? C’est Dieu! Vous plongez vos yeux dans les yeux d’un autre être humain pour y voir Dieu! Si vous ne pouvez pas discerner la présence de Dieu dans un autre être humain, votre cœur est troublé. Vous recherchiez Dieu, et vous ne l’avez pas trouvé!

 

Je ne suis pas intéressé par l’apparence, la forme ou le nom d’un individu. Ce qui m’intéresse, c’est de voir Dieu en lui. Dieu est-il présent en lui? Dieu est-il présent dans cet homme, dans cette femme? Est-ce Dieu qui parle au travers de lui? Est-ce Dieu qui agit en lui? Pouvez-vous voir Dieu?

 

Vous pouvez avoir Dieu en vous

Le baptême du Saint-Esprit représente la venue de Dieu à l’intérieur de la personnalité de l’homme, afin que, par sa puissance, Dieu puisse le diriger. Dieu vit alors en lui et parle au travers de lui. Dieu est l’inspiration de son âme. Dieu demeure réellement en lui.

 

Vous pouvez donc avoir Dieu en vous. C’est la merveilleuse réalité du baptême dans le Saint-Esprit. Il ne s’agit pas d’une œuvre de la grâce. Mais c’est Dieu qui vous possède littéralement. Votre cœur a pu être celui d’un pécheur, car le cœur de tout homme est celui d’un pécheur. Mais Christ vient habiter dans votre âme. Cet esprit des ténèbres qui vous possédait est parti et, à sa place, un nouvel Esprit a pénétré en vous, l’Esprit de Christ. Vous êtes devenu une nouvelle créature, un homme sauvé, un homme rempli de Dieu!

 

Une transformation

Le péché se manifeste de trois manières différentes : dans nos pensées, dans nos actes et dans notre nature. Le salut nous fait bénéficier d’une complète transformation. Dieu prend possession de l’homme et change ses pensées. Ses actes changent donc aussi, car l’homme reçoit une nouvelle nature. Un chrétien n’est pas un homme réformé. Un chrétien est un homme renouvelé, refait à neuf par l’Esprit de Dieu. Un chrétien est un homme habité par Dieu. Il est la maison de Dieu, le tabernacle du Très Haut!

 

L’homme, une fois qu’il est habité par Dieu, devient les mains, le cœur, les pieds et la pensée de Jésus-Christ. C’est Dieu qui descend dans l’homme et l’homme qui s’élève jusqu’à Dieu! Voilà le but et la puissance du baptême dans le Saint-Esprit! Comment Jésus-Christ peut-il toucher une âme et la sauver? Par vos mains, par votre cœur, et par votre foi. Quand Dieu vous baptise dans le Saint-Esprit, il vous donne le cadeau le plus grand que l’on puisse recevoir sur la terre et dans le ciel! Il se donne lui-même à vous! Il vous unit à lui pour toujours par son Esprit!

 

Les conditions

Pour cela, les conditions sont les suivantes : un cœur consacré, des pensées consacrées, et une vie consacrée. Dès le jour où un homme devient un enfant de Dieu, et qu’il est baptisé dans le Saint-Esprit, l’intention du Seigneur, par Jésus-Christ, est que cet homme devienne une révélation de Jésus.

 

Si vous vouliez savoir si un homme est baptisé dans le Saint-Esprit, comment pourriez-vous le savoir? Vous chercheriez à savoir si Dieu est en lui. Vous chercheriez à savoir s’il révèle en lui la personnalité de Dieu, si Dieu agit en lui, s’il parle en lui, s’il parle au travers de lui, si Dieu utilise ses mains, ses pieds et ses pensées, s’il est en harmonie avec Dieu, si son âme est en contact avec le ciel, si son esprit est uni avec Jésus-Christ!

 

Nous n’avons pas assez compris le plan magnifique de Dieu

Je n’ai aucune intention de décourager qui que ce soit! Je ne cherche nullement à vous faire douter de la réalité de votre propre baptême dans le Saint-Esprit. Je crois, par l’Esprit, que Dieu a baptisé beaucoup d’entre vous dans le Saint-Esprit. Au cours des dernières six années, des centaines et des centaines de personnes ont été baptisées dans le Saint-Esprit dans cette église. Mais, bien-aimés, nous n’avons pas encore assez compris la grandeur des intentions de Dieu. Nous avons bien reçu le Saint-Esprit, mais nos vies n’ont pas été suffisamment consacrées à Dieu. Nous devons continuer à nous élever jusque devant le trône de Dieu, jusqu’au centre de l’âme de celui qui a été glorifié.

 

Le Saint-Esprit n’est pas un don de puissance, mais le don de Dieu lui-même

Dans mon cœur, je m’efforce de combattre un enseignement assez commun aujourd’hui, selon lequel le baptême dans le Saint-Esprit ne serait qu’un don de puissance pour le chrétien, afin de lui permettre de manifester certaines caractéristiques de cette puissance. Non! Dieu vient se présenter lui-même à vous. Nous ne recevons cette puissance qu’après la venue du Saint-Esprit sur vous et en vous.

 

Jésus est monté au ciel pour vous permettre de recevoir ce grand trésor qui vient du cœur même du Dieu éternel, afin que les flots de sa vie et de sa nature puissent vous posséder de la tête aux pieds, et que chaque partie de votre corps puisse contenir un maximum possible de la présence du Dieu éternel! En d’autres termes, chacune des cellules de votre corps, jusqu’au dernier cheveu de votre tête, doit servir de résidence au Dieu vivant. C’est Dieu qui donne sa vie à l’homme par son Esprit. Au sens le plus vrai de ce terme, l’homme devient la demeure de Dieu, l’habitation de Dieu, le tabernacle du Très-Haut.

 

Ecoutez! Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Jean 14 : 10

 

Dans quelle partie de Jésus-Christ le Père demeurait-il? Dans toutes les parties de son être, dans son esprit et hors de son esprit, dans son âme, dans son cerveau, dans son corps, dans son sang, et dans ses os! Chacune des cellules du corps de Jésus était la demeure de Dieu, de Dieu, de Dieu!

 

Quand vous recherchez Dieu, vous ne vous contentez pas de regarder à l’apparence externe. Vous regardez à l’intérieur. Quand vous cherchez à savoir si Dieu demeure en quelqu’un, vous considérez son esprit, son âme et les profondeurs de son être intérieur. C’est là que vous discernerez la présence de Dieu.

 

Toutes ces controverses sur le baptême dans le Saint-Esprit sont tellement vaines! Les chrétiens se disputent pour des problèmes sans importance! Par exemple, s’il faut ou pas parler en langues. Pensez-vous un seul instant que je veuille diminuer l’importance du parler en langues? Non. Mais, bien-aimés, je vais vous dire ce à quoi mon âme aspire! A Jérusalem, le jour de la Pentecôte, ils ne se sont pas contentés de parler en langues, mais ils ont parlé les langues de toutes les nations présentes.

 

Si cela fut possible pour Pierre, pour Paul ou pour les membres de la nation juive, c’est donc possible pour quiconque aujourd’hui! Il ne s’agit donc pas simplement du fait de parler en langues, comme nous le comprenons d’habitude, mais de parler en langues parce que Dieu demeure en vous, et qu’il parle à qui il veut dans la langue qu’il veut! Et si votre expérience actuelle du parler en langues n’est pas satisfaisante, que Dieu vous bénisse, mettez-vous à parler en langues comme Dieu voudrait que vous le fassiez! Chers amis, j’en ressens le besoin, et je le ressens douloureusement au plus profond de mon cœur. J’ai vécu un certain nombre d’années en Afrique du Sud. On dit là-bas qu’il y a dans ce pays cent mille tribus différentes. Chacune de ces tribus parle un dialecte différent. Certaines tribus ne comptent que dix mille membres, d’autres en comprennent des centaines de milliers, ou même des millions.

 

Supposez que vous vouliez évangéliser rapidement l’Afrique. Il serait nécessaire que vous disposiez de cent mille missionnaires différents, et que vous leur fassiez apprendre couramment un dialecte particulier à chacun! Mais non! Je crois de toute la force de mon âme, devant le Seigneur, que lorsque l’Esprit du Dieu éternel sera répandu sur toute chair, de ce corps vivant de Christ se lèveront cent mille hommes et femmes qui parleront chacun l’une de ces langues différentes, par la puissance de Dieu!

 

Cette langue divine, que vous ne connaissez pas, vous est donnée pour vous révéler Dieu, pour édifier votre âme dans la foi, et pour vous engager dans cette immense tâche pratique du salut du monde. C’est pour cette raison, chers amis, que je vous parle de cela ce soir. En ce qui concerne le baptême dans le Saint-Esprit, nous sommes encore dans un état de petite enfance. Nous ne faisons que commencer à comprendre comment Dieu veut nous diriger et nous faire assimiler notre environnement, y compris les langues.

 

Les écoles sont divisées en classes de différents niveaux. Un jour, je parlais à un jeune instituteur. Il enseigne dans la campagne, dans une petite école publique. Je lui demandai combien d’élèves il avait dans son école. Il me répondit : «Quinze.» – «Combien de niveaux avez-vous?» – «J’ai huit niveaux différents!» Quinze élèves répartis en huit niveaux!

 

L’Eglise du Seigneur est la grande école de Dieu. Que penseriez-vous d’un élève de terminale qui dirait à un élève de sixième : «Tu ne connais rien! Pourquoi ne comprends-tu rien du programme de terminale?» Mais il ne comprendra ce programme que quand il sera en terminale! Il y parviendra! C’est pour cela qu’un élève de terminale ne parle pas de cette manière. Il sait que l’élève de sixième parviendra un jour à son niveau. Il finira par comprendre ce que lui-même comprend aujourd’hui. Dans l’Eglise, ceux qui n’ont pas atteint la maturité veulent souvent rejeter ceux qui sont imparfaits, et s’adapter à la mentalité de la majorité. Mais un vrai chrétien cherche toujours à être rendu parfait en Dieu, que ce soit sur le plan du caractère ou sur celui des dons spirituels.

 

Mon expérience personnelle

Chers amis, je voudrais vous parler un peu, ce soir, de mon expérience personnelle, en ce qui concerne le baptême dans le Saint-Esprit. Je sais que cela clarifiera vos pensées.

 

Ma conversion

Vers l’âge de seize ans, je me suis agenouillé un jour au pied d’un arbre, dans la repentance, et j’ai demandé à Dieu d’entrer dans mon âme. J’ai été sauvé de mes péchés et, à partir de ce jour, j’ai connu Jésus-Christ comme un Sauveur vivant. Je n’ai jamais remis en question un seul instant la réalité de sa venue dans ma vie, en tant que Sauveur, car il m’a sauvé de mes péchés. Un ami m’a dit : «A présent, tu es baptisé dans le Saint-Esprit.»

 

Sanctifié

Un peu plus tard, je pense que je ne devais pas encore avoir vingt ans, j’ai rencontré un fermier chrétien, Melvin Pratt. Il s’assit sur les poignées de sa charrue, et m’enseigna sur le thème de la sanctification. Dieu me permit de faire cette expérience. Mes amis me dirent alors : «A présent, tu as certainement été baptisé dans le Saint-Esprit.»

 

Plus tard, j’ai bénéficié du ministère de George B. Watson, de l’Alliance chrétienne et missionnaire. Il me donna un enseignement plus clair et plus précis, me permettant de mieux faire la différence entre le baptême dans le Saint-Esprit et la sanctification. Je suis entré dans une vie spirituelle plus riche. J’ai reçu une très belle onction du Saint-Esprit dans toute ma vie.

 

Le ministère de guérison

Puis le ministère de guérison s’ouvrit à moi, et je l’ai exercé pendant dix ans dans la puissance de Dieu. Des centaines et des centaines de gens ont été guéris par la puissance de Dieu au cours de ces dix ans, et je pouvais sentir le flot conscient du Saint-Esprit traverser mon âme et mes mains.

 

Mais, à la fin de cette période, je crois que j’étais encore l’homme le plus affamé de Dieu qui n’ait jamais existé. J’avais une telle faim de Dieu que je quittais mon bureau à Chicago pour aller marcher dans les rues, et mon âme explosait littéralement, au point que je m’écriais : «Oh, Dieu!» Les gens s’arrêtaient et me regardaient avec stupéfaction. J’exprimais la passion de mon âme, demandant à Dieu qu’il me donne une plus grande mesure de ce que j’avais alors. Mais mes amis continuaient à me dire : «Monsieur Lake, vous avez reçu un beau baptême dans le Saint-Esprit!» Oui, c’était déjà bien, mais cela ne satisfaisait pas le cri de mon cœur. Je grandissais dans une compréhension plus profonde de Dieu et des besoins de mon âme. Mon âme avait besoin d’entrer plus profondément en Dieu, dans son amour, sa présence et sa puissance.

 

Mon baptême dans le Saint-Esprit

Un jour, un vieil homme entra dans mon bureau, s’assit, et me donna, au cours de la demi-heure qui suivit, plus de connaissance de Dieu que tout ce que j’avais reçu auparavant. Quand il partit, je me dis : «Que Dieu bénisse cette vieille tête grisonnante! Par la grâce de Dieu, si le baptême dans le Saint-Esprit avec parler en langues donne de tels résultats, je veux l’avoir!» Oh, quelle chose merveilleuse le Seigneur venait de révéler à mon cœur!

 

Je me mis alors à jeûner, à prier, et à m’attendre à Dieu, et cela dura neuf mois. Puis, un jour, je reçus une nouvelle manifestation et une nouvelle irruption de la gloire de Dieu dans ma vie. Lorsque ce phénomène s’arrêta, la gloire qui l’accompagnait demeura dans mon âme, et je découvris que je commençais à manifester les divers dons du Saint-Esprit. Je me mis à parler en langues par la puissance de Dieu, et Dieu se manifesta au travers de moi avec une puissance nouvelle. Les guérisons devinrent plus puissantes. Dieu vivait en moi, se manifestait en moi, et parlait au travers de moi. Mon esprit était uni à celui de Dieu, et je reçus une compréhension nouvelle de la volonté de Dieu, un nouveau discernement de l’esprit, et une nouvelle révélation de Dieu en moi.

 

Pendant neuf mois, chaque fois que je regardais quelque chose, je m’exprimais en poésie et en vers. Je ne pouvais pas regarder des arbres sans exprimer spontanément un glorieux poème de louange. Soir après soir, jour après jour, je prêchais à des auditoires de milliers de personnes. Les gens venaient du monde entier pour m’étudier. Ils ne pouvaient pas comprendre ce qui se passait. Tout ce que je disais était un flot de poésie. Mon âme s’exprimait de cette manière. Mon esprit était devenu une fontaine de vérité poétique!

 

Puis un autre prodige se manifesta. Je devins tellement sensible qu’il me suffisait d’imposer les mains à quelqu’un pour savoir quel organe était malade, et dans quelle mesure il était atteint. J’ai fait contrôler ces révélations. Je suis allé dans des hôpitaux, j’ai rencontré des médecins qui étaient incapables de diagnostiquer certains cas. Je posai mes mains sur le patient, et je savais instantanément quel organe était atteint et dans quel état il se trouvait exactement. Puis, un jour, cette faculté me fut retirée. Quand un enfant joue avec un jouet et que ce jouet attire toute son attention, il en oublie quelquefois de manger!

 

Dites-moi, quand vous avez reçu pour la première fois le baptême dans le Saint-Esprit et que vous avez commencé à parler en langues, vous rappelez-vous comment vous bouillonniez et vous ne vous arrêtiez pas de parler? C’était si merveilleux, si étonnant! Nous voulions simplement être comme des bébés qui babillent en riant! A présent, nous nous demandons ce qui se passe. Cette effervescence semble s’être évanouie! Mais je crois que c’est une bonne chose qu’elle se soit évanouie! Dieu permet que votre âme touche le fond! Là où vous arrêtez de vous préoccuper des simples manifestations de Dieu. Car ce que Dieu veut, c’est que vous ne vous préoccupiez que de lui! Dieu commence par venir en vous, puis il s’efforce de vous attirer à lui.

 

Parlerez-vous en langues quand vous êtes baptisé dans le Saint-Esprit? Oui, vous parlerez en langues, mais vous ferez bien plus que cela, que Dieu soit béni! Vous parlerez en union avec l’âme de Jésus-Christ. Vous sentirez comme sent le cœur du Fils de Dieu! Votre cœur battra avec le désir céleste de bénir le monde, parce que c’est le pouls de Jésus qui battra dans votre âme! Et je ne crois pas qu’il y aura la moindre inclination de votre cœur de dire à un autre enfant de Dieu : «Vous n’êtes pas dans la même catégorie que moi! Moi, je suis baptisé dans le Saint-Esprit!» C’est quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec l’Esprit du Fils de Dieu, de même que le jour n’a rien à voir avec la nuit! Bien-aimés, si vous êtes baptisés dans le Saint- Esprit, il y aura dans votre âme une tendresse si profonde que vous ne briserez jamais les aspirations de quiconque, que ce soit par une simple suggestion. Mais votre âme sera motivée par une pulsation d’amour, et votre cœur sera plutôt poussé à élever les autres vers Dieu, et à les pousser dans la gloire, aussi loin que votre foi pourra les pousser!

 

Je veux vous dire avec la franchise la plus claire que mon ministère a été façonné grâce au parler en langues! C’est une communication très particulière avec Dieu, par laquelle Dieu révèle à mon âme les vérités que je vous transmets jour après jour par mon ministère. Pour moi, c’est surtout pendant la nuit que j’ai ces moments de communication avec Dieu. Très souvent, je sors de mon lit, je prends mon crayon et mon carnet de notes, et j’y inscris les belles révélations de Dieu, les choses magnifiques de Dieu, qu’il communique à mon esprit et révèle à mon cœur.

 

Beaucoup de chrétiens ne comprennent pas la signification des langues, pas plus que des hommes perdus ne peuvent comprendre ce qu’expérimente votre âme quand vous recevez le salut. C’est quelque chose qui s’est installé en vous. C’est dans votre cœur, c’est dans vos pensées, c’est dans tout votre être. Ceux qui essayent de vous faire douter de la réalité du contact que vous avez avec Dieu, quand il vous a sauvé de vos péchés, sont des insensés. C’est quelque chose qui est enraciné en vous! Les anciens Méthodistes ne pouvaient pas expliquer cette expérience, mais ils disaient : «C’est plus facile à ressentir qu’à expliquer!» Ils le savaient par une connaissance intérieure. Il en est de même pour le véritable baptême dans le Saint-Esprit. Il en est de même pour la prophétie. Il en est de même pour la guérison. Et il en est de même pour les langues. Ne rejetez donc pas ce que vous avez! Mais avancez dans la perfection.

 

La langue de l’esprit

L’esprit de l’homme a une voix! Comprenez-vous cela? L’esprit de l’homme a une voix! C’est l’action de Dieu dans votre esprit qui pousse votre esprit à parler et à utiliser sa voix! Mais pour que votre intelligence puisse comprendre ce langage, il faut le traduire dans une langue que votre cerveau puisse reconnaître. Pourquoi? Parce qu’il existe une langue commune à l’esprit de l’homme. Cette langue n’est pas l’anglais, ni l’allemand, ni le français, ni l’italien, ni aucune autre langue de la terre. C’est la langue de l’esprit de l’homme. Quelle joie, quand votre esprit se libère, bouillonne, découvre sa voix et «parle en langues»!

 

Bien souvent, j’ai parlé aux hommes dans l’Esprit, par l’Esprit, au moyen des langues. Je savais tout ce qui m’était dit, mais je ne l’avais pas reçu dans mon oreille humaine. Ce n’était pas le son de mots familiers. Mais quelque chose d’indéfinissable me le rendait intelligible. L’esprit parle à l’esprit, tout comme la bouche parle à la bouche, ou l’homme parle à l’homme. Votre esprit parle à Dieu. Dieu est Esprit. Il répond. Que Dieu soit béni! Et je crois de tout mon cœur que c’est à cela que Paul pensait quand il parlait des «langues qui ne sont pas intelligibles». Ces langues inconnues sont le moyen utilisé par Dieu pour vous communiquer des révélations intérieures. C’est la langue commune de l’esprit de l’homme, par laquelle Dieu communique avec notre esprit.

 

Des révélations intérieures rendues intelligibles par l’interprétation

Mais si voulez que cette révélation intérieure soit rendue intelligible aux autres, elle doit être traduite dans une langue qu’ils connaissent. C’est pour cela que l’apôtre Paul a écrit : C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter (II Cor. 14 : 13). C’est pour que l’Eglise en soit édifiée. Paul a aussi écrit : Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous; mais, dans l’Eglise, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. II Cor. 14 : 18-19

 

La révélation que vous avez reçue de Dieu vous est donnée dans une langue inconnue, mais vous la donnez à l’Eglise dans une langue que tous peuvent comprendre.

 

Bien-aimés, que cela soit clair! Il s’agit de l’un des moyens et méthodes de communication entre votre esprit et Dieu. Aussi longtemps que vous vivrez, quand vous parlerez des langues, parlez-en avec respect, car cela vient de Dieu! Quand vous parlerez de la prophétie, rappelez-vous aussi que cela vient de Dieu!

 

Une illustration

Une dame allemande vint un jour dans nos chambres de guérison, et un frère a prié pour elle. Elle avait été institutrice, mais avait dû abandonner sa profession à cause de sa mauvaise vue. Elle est revenue nous voir quelques semaines plus tard. Elle était restée seule pendant trois semaines. Elle n’avait jamais été dans une réunion où l’on parlait en langues, elle n’avait aucune connaissance biblique en la matière. Elle revint me voir avec un véritable volume de tout ce que Dieu lui avait révélé, et qu’elle avait mis par écrit. Quand on avait prié pour sa guérison, l’Esprit de Dieu était venu sur elle et elle avait été baptisée dans le Saint-Esprit. A présent, Dieu avait commencé à se révéler à elle, à lui enseigner sa Parole et sa volonté, jusqu’à ce qu’elle finisse par écrire un volume de toutes ses conversations avec Dieu. Elle communiait avec Dieu en langues, son esprit parlait à Dieu, mais quand elle est revenue me voir, elle m’a communiqué ces révélations en anglais.

 

La personne qui est assise à côté de vous ne peut pas comprendre cela, si elle n’a jamais parlé ainsi à Dieu. Elle ne sait pas ce que c’est que de se lever au milieu de la nuit pour écrire ce que Dieu lui révèle. Eh bien, elle a besoin de quelque chose d’autre pour la convaincre que Dieu existe! Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-

croyants (I Cor. 14 : 22). Mais la prophétie, qui consiste à parler sous l’inspiration de Dieu dans une langue intelligible, est pour tous! Par conséquent, Paul ne veut pas que vous empêchiez quelqu’un de parler en langues, mais il veut que vous le laissiez faire et que vous ne vous en mêliez pas. Laissez-le seul avec Dieu! Laissez-le voyager dans son amour et sa puissance, et laissez-le revenir avec un message divin dans son âme. Mais il ne doit pas monopoliser le temps des centaines de personnes qui sont dans l’église, par les messages privés que Dieu donne à son âme. Quand il a terminé son interview avec Dieu, il doit donner cette connaissance par une interprétation ou une prophétie.

 

Les dons du Saint-Esprit sont réapparus les uns après les autres, et il y a eu beaucoup de controverses à leur sujet. Il y a vingt-cinq ou trente ans, quand nous avons commencé notre ministère de guérison, nous avons dû nous battre pour ne pas être submergés par nos frères en Jésus-Christ qui s’opposaient à nous. Ils pensaient que nous étions devenus fous, parce que nous affirmions que Jésus-Christ pouvait toujours guérir aujourd’hui. Dans l’Etat du Michigan, il a fallu que j’aille en justice pour empêcher certains de mes amis d’être jetés dans des asiles psychiatriques, parce qu’ils croyaient que Dieu pouvait guérir sans que nous ayons à prendre des pilules ou d’autres choses semblables. Dans leur désir de populariser la guérison, certains on fait des compromis en ce qui concerne les médicaments. Mais les vrais chrétiens font toujours confiance à Dieu seul!

 

C’est parce qu’ils ne comprenaient pas la nature éternelle et invisible de Dieu. Ils ne pensaient absolument pas que Dieu pût être communiqué au travers des mains ou de l’âme d’un homme, qu’il pouvait remplir le corps d’un homme malade, prendre possession de lui, et le guérir complètement. Le monde avait besoin d’apprendre cela. Il s’agit d’une science spirituelle, bien plus avancée que ce qu’on appelle la science matérielle ou physique.

 

Puis il y eut une merveilleuse vague de Dieu qui submergea notre pays entre 1900 et 1906. Des centaines de milliers de gens ont été baptisés dans le Saint-Esprit et ont parlé en langues. Le vieux John Alexander Dowie, qui se laissait porter par la vague de cette merveilleuse manifestation de la puissance de guérison, voulut bâtir une église sur cette seule vérité de la guérison divine. Il y parvint pratiquement, mais cette église finit par disparaître. D’autres églises ont été fondées sur le seul principe de la sanctification, et ont aussi disparu. D’autres ont été fondées sur une onction du Saint-Esprit qu’ils ont appelée «Baptême dans le Saint-Esprit», et elles ont aussi disparu, malgré leur puissance. Plus tard, nous avons voulu bâtir une grande structure fondée sur les langues. Après quelque temps, ces langues sont devenues sèches et sans vie. D’une manière ou d’une autre, la gloire et l’éclat se sont retirés. Les langues sont devenues un caquetage qui ne sonnait plus juste.

 

Quel était le problème? Cette expérience n’a rien de mauvais en soi. Dieu n’a pas quitté notre vie, mais il s’est dissimulé à notre vue. Nous avons été absorbés par tous ces phénomènes divins, au lieu d’être absorbés par Dieu lui-même. A présent, nous devons aller de l’avant.

 

Bien-aimés, étant conscient de ce qu’il y a dans le cœur des hommes, et connaissant le désir de Dieu, je peux discerner dans mon esprit que nous allons recevoir à l’avenir une nouvelle manifestation de la puissance du Saint-Esprit, et que cette manifestation se fera dans la douceur, dans l’amour, dans la tendresse et dans la puissance du Saint-Esprit. Cela dépassera tout ce que vous et moi n’aurons jamais vu. La puissance de Dieu se manifestera dans l’âme des hommes comme un éclair. Les fils de Dieu affronteront les fils des ténèbres et les vaincront. Jésus-Christ détruira l’antéchrist!

 

Un déluge de l’Esprit

Un soir de 1908, pendant que je prêchais à Pretoria, en Afrique du Sud, Dieu est descendu sur moi avec une telle puissance que de véritables flots de gloire liquide et de puissance s’écoulaient consciemment de mes mains, comme des courants électriques. Il me suffisait de désigner quelqu’un du doigt pour que cette puissance le frappe. A un moment donné, quelqu’un interrompit la réunion. Je le pointai du doigt en lui disant : «Asseyez-vous!» Il tomba comme frappé de la foudre, et resta dans cette position pendant trois heures. Quand il eut repris ses esprits, on lui demanda ce qui s’était passé, et il répondit : «Quelque chose m’a frappé et m’a traversé. J’ai cru qu’on avait tiré sur moi!»

 

A deux heures du matin, j’ai prié pour soixante-cinq malades qui étaient présents, et les flots divins qui se déversaient par mes mains étaient si puissants que les gens tombaient comme s’ils avaient été frappés. Je fus troublé, parce qu’ils tombaient avec une telle violence. Alors le Saint-Esprit me dit : «Tu n’as pas besoin de poser tes mains sur eux. Garde tes mains à une certaine distance.» Je tenais mes mains à une trentaine de centimètres de leur tête, et ils s’écroulaient alors en tas sur le sol. Et ils furent tous guéris, à quelques exceptions près.

Tout cela n’était que des manifestations extérieures. C’est ce que les gens voyaient. Mais, bien-aimés, il y avait dans mon cœur quelque chose qui rendait mon âme semblable à celle de Jésus-Christ. Je ressentais une telle tendresse, une nouvelle tendresse divine, qui était tellement merveilleuse que mon cœur se répandit en larmes devant tous ces hommes dans le péché. J’aurais pu les serrer tous dans mes bras et les aimer. Jésus-Christ se manifestait au travers de moi et les délivrait. Des ivrognes furent sauvés et guéris, simplement en se tenant devant moi, pétrifiés, et en me regardant.

 

Certains venaient vers moi en marchant dans l’une des allées. A quelques mètres de moi, ils tombaient prostrés, les uns sur les autres. Un pasteur qui avait péché me regarda et tomba prostré à terre. Il fut sauvé et baptisé dans le Saint-Esprit sous mes yeux, pendant que je prêchais et que je priais.

 

J’ai continué ce ministère de guérison, et j’ai vu des centaines de milliers de malades guéris. A la fin, j’étais épuisé. Jour après jour, je guérissais des malades, comme si j’étais une machine! Pendant toute cette période, je continuais à demander à Dieu, dans mon cœur : «Oh, Dieu, permets-moi de te connaître mieux. C’est toi que je veux, mon Dieu, c’est toi que mon cœur désire!» Mon âme n’était pas pleinement satisfaite par le seul fait de voir des gens sauvés, guéris et baptisés dans le Saint-Esprit. J’aspirais ardemment à avoir une plus grande conscience de Dieu, et mon être intérieur recherchait plus que tout la vie et l’amour de Christ. Après quelque temps, mon âme atteignit le point où je finis par dire : « Si mon âme ne peut pas être remplie de Dieu, au point d’être entièrement satisfaite, tout le reste est vide! » Je n’étais plus intéressé par ce que je faisais, mais je continuais à imposer les mains aux malades, et ils continuaient à être guéris par la puissance de Dieu.

 

Je n’oublierai jamais qu’à Spokane, au cours de mes six premiers mois dans cette ville, Dieu finit par satisfaire le cri de mon cœur. Dieu me visita, mon intelligence s’ouvrit, et mon esprit reçut une nouvelle compréhension. Je fus capable de parler de Dieu, et de parler du plus profond de mon cœur, comme jamais je n’avais pu le faire auparavant. Dieu me fit atteindre une nouvelle profondeur dans mon esprit, et me révéla de nouvelles possibilités divines. C’est pourquoi, bien-aimés, priez jusqu’au bout! Priez jusqu’au bout pour cette église, priez jusqu’au bout pour cette œuvre! Oh, Dieu viendra! Dieu viendra, et vous entendrez plus de langues que vous n’en avez jamais entendues! Dieu manifestera une puissance plus grande que celle que vous avez vue jusqu’ici! Dieu viendra avec des vagues d’amour et de douceur célestes, et votre cœur sera satisfait en lui, que son nom soit béni!

 

Un chrétien parlera-t-il en langues quand il sera baptisé dans le Saint-Esprit? Oui, certainement! Il guérira aussi les malades quand il sera baptisé dans le Saint-Esprit! Et il glorifiera Dieu dans son esprit, par des louanges plus magnifiques et plus célestes que toutes celles que vous avez pu entendre! Il aura un maintien majestueux! Il ressemblera au Seigneur Jésus-Christ, et vous aussi vous serez comme lui! Que Dieu soit béni!

 

La plus grande manifestation de Dieu, dans la vie de ceux qui ont été baptisés dans le Saint-Esprit, n’a pas été la prédication des apôtres, ni toutes les merveilleuses manifestations de Dieu accomplies par leurs mains. Mais elle a été l’amour désintéressé qui se manifestait dans l’Eglise. Réfléchissez à cela! Trois mille chrétiens, baptisés dans le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, qui aimaient les enfants de leurs voisins autant que leurs propres enfants, qui étaient prêts à vendre leurs propriétés et à en déposer la valeur aux pieds des apôtres, pour que leurs frères aient assez à manger! Ils disaient : «Distribuez tout cela, donnez au monde entier la gloire, le feu et la magnificence de ce salut divin!» Cela démontrait ce que Dieu avait fait dans leurs cœurs. Oh, combien je désire que nous parvenions au même point qu’eux, quand l’Eglise sera baptisée dans le même amour désintéressé!

 

Cela serait une manifestation divine plus grande que la guérison, plus grande que la conversion même, plus grande que le baptême dans le Saint-Esprit, plus grande que les langues! Ce serait une manifestation de l’amour de I Corinthiens 13, dont tant de personnes parlent sans le posséder! Quand un homme vend tout ce qu’il possède par amour pour Dieu, et qu’il le distribue pour le bien du royaume, cela parle d’amour, bien plus fort que tous ces évangélistes qui font de beaux discours sur l’amour, tout en s’opposant aux langues et aux autres dons de l’Esprit!

 

C’est ce même Saint-Esprit qui est venu sur les premiers disciples, et qui les a fait parler en langues. Ils ne retenaient plus rien pour eux-mêmes. Ils ne cherchaient plus à obtenir un plus grand salaire, ils ne manœuvraient plus pour se mettre, eux et leurs amis, dans une position sociale plus influente. Toutes les caractéristiques de leur ancienne vie avaient disparu. Ils étaient véritablement aimés, et ils aimaient véritablement. Parce que leur cœur était devenu comme celui de Jésus, leur âme était comme l’âme de Dieu, ils aimaient comme Dieu aime, ils aimaient le monde et ils aimaient les pécheurs, au point qu’ils étaient prêts à donner tout ce qu’ils avaient pour les sauver.

 

Voulez-vous le Seigneur? Vous pouvez l’obtenir! Il viendra et il remplira votre âme! Puis le Saint-Esprit prendra possession de votre vie. Il vous révélera les merveilles du ciel et la gloire de Dieu, ainsi que la richesse et la pureté de sa sainteté, il vous donnera la douceur de Dieu et vous transformera pour toujours à son image!

 

Oh Dieu, tu n’es pas loin! Nos âmes sont plongées dans le sein du Dieu éternel! Nous te sentons tout autour de nous. Nous ressentons tes bras précieux et aimants, le battement de ton cœur et les pulsations de ton âme divine. Mon Dieu, nous te demandons que la vérité de l’Eternel soit insufflée en nous pour toujours, jusqu’à ce que toute notre nature soit submergée en Dieu, soit remplie de Dieu, et qu’elle révèle pleinement Dieu!

 

Les initiatives du Saint-Esprit

Le baptême dans le Saint-Esprit est un sujet dont il est très difficile de parler avec quelque intelligence. Car, même si nous ne prenons pas la peine de l’admettre, il est un fait que l’ignorance du peuple chrétien et de ses responsables, dans ce domaine, est effrayante! Pour considérer ce sujet avec un tant soit peu d’intelligence, nous devons le considérer sous l’angle d’une révélation progressive. Comme pour le baptême chrétien, l’œuvre du Saint-Esprit doit être étudiée dans les diverses étapes de sa révélation. Sinon, nous resterons incapables de faire la différence entre les opérations du Saint-Esprit dans la dispensation de l’Ancien Testament, et le baptême dans le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament.

 

En nous approchant de l’étude de ce sujet, il nous semble que c’est plutôt le Saint-Esprit qui s’approche de nous. Une certaine crainte de Dieu envahit notre âme. Mon souhait le plus sincère, c’est qu’aucune trace de légèreté, de satire ou de sarcasme, ne puisse se glisser dans cette étude. De telles attitudes seraient douloureuses à supporter pour le tendre Esprit de Dieu.

 

Au début de la révélation divine, après le déluge, il semble que Dieu s’approche de l’homme à une grande distance, tellement le péché avait éloigné l’homme de l’union originelle avec Dieu dont il jouissait à sa création. Il semble que Dieu ne Se révèle à l’homme qu’à la mesure où ce dernier peut se préparer à cette révélation. Par conséquent, nous voyons que le baptême constitue une révélation plus profonde de l’objectif de Dieu, qui est de purifier l’homme du péché. La première révélation de cet objectif avait été l’instauration de la circoncision. De même, le baptême dans le Saint-Esprit est une révélation de Dieu plus grande et plus profonde que la manifestation de l’Esprit pendant les périodes des patriarches et de Moïse.

 

Enseignements sur les diverses dispensations de Dieu

On peut distinguer clairement trois dispensations de Dieu très distinctes, chacune d’entre elles représentant une manifestation toujours plus profonde de Dieu à l’homme. Une révélation plus riche de Dieu ne détruit jamais une révélation précédente du Seigneur. On peut s’en rendre clairement compte quand on étudie les trois dispensations des patriarches, de Moïse, et de l’Eglise.

 

Dans la dispensation des patriarches, nous pouvons voir que Dieu s’est manifesté à l’homme à des moments séparés par de longs intervalles. Le meilleur exemple est celui d’Abraham, car Dieu lui est apparu à des intervalles de vingt et de quarante ans. Il en a été de même pour les autres patriarches.

 

Dans la dispensation de Moïse, nous voyons une manifestation de Dieu plus claire et plus profonde. Dieu était présent en permanence dans la colonne de feu et dans la nuée. Il était aussi présent dans le tabernacle, où la Shékinah, la gloire de Dieu, recouvrait le propitiatoire. Il s’agissait d’une révélation de Dieu qui était continuelle et permanente. Du temps des patriarches, Dieu s’adressait parfois à eux. Du temps de Moïse, Dieu demeurait avec son peuple. Dieu le dirigeait, le guidait, lui accordait son pardon, le sanctifiait et demeurait avec lui.

 

Mais dans la dispensation de l’Eglise, Dieu se révèle d’une manière encore plus profonde et véritable. Dieu vient demeurer dans l’homme. Le Saint-Esprit de Dieu pénètre en lui pour vivre en lui.

 

Nous pouvons donc comprendre l’objectif de Dieu, qui a voulu se révéler à l’homme par des étapes progressives.

 

De même, par la repentance et la foi, c’est par des étapes progressives que l’homme reçoit la purification. Non seulement il est pardonné de ses transgressions, mais il est purifié de sa nature de péché qui le pousse à commettre ces transgressions. Par cette purification de sa nature de péché, de sa vieille nature, de ses pensées et de ses désirs charnels, Dieu ôte au chrétien le désir même de pécher, et il le libère de toute domination du péché. Notre vie charnelle est offerte en sacrifice sur l’autel de Christ, et c’est avec joie que chacun de nous consent à ce sacrifice. Cette purification de notre être intérieur était ce que demandaient Jean-Baptiste et les disciples de Christ. Elle est accomplie par le Saint-Esprit et par le sang de Jésus. Elle est nécessaire si nous voulons parvenir à une complète maturité en Christ. Un Dieu saint exige une demeure sainte.

 

Oh, quel salut merveilleux, quel Christ étonnant, quelle expiation extraordinaire! L’homme est né dans le péché et a été façonné dans l’iniquité. Mais il est pardonné, lavé, purifié dans tout son être par le sang de Jésus, et Dieu fait de lui sa demeure! Cet homme, qui avait jadis été créé à la ressemblance de Dieu, peut à nouveau devenir la demeure de Dieu! C’est ce qui a été accompli par le sang expiatoire de Christ.

 

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. Gal. 3 : 13-14

 

Cela nous révèle le propos de Dieu : que nous devenions, par le sang de Jésus-Christ, l’habitation de Dieu : En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en

Esprit (Eph. 2 : 22). En I Cor. 6 : 19, l’apôtre Paul écrit aussi : Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Sachons quelle est notre position, et nous comprendrons mieux comment avancer!

 

Le Saint-Esprit est l’Esprit de Dieu. Son but est de faire sa demeure dans l’homme, après l’avoir parfaitement purifié du péché par le sang de Jésus-Christ. La venue du Saint-Esprit était certaine, tout comme était certaine celle de Jésus-Christ. Quand Jésus est né, sa naissance fut proclamée par un ange, et célébrée par une multitude d’anges qui louaient le Seigneur (voir Luc 2 : 9, 13-14).

 

De même, la venue du Saint-Esprit fut attestée par Son apparition sous une forme corporelle (Luc 3 : 22), puis par le bruit d’un vent impétueux et par des langues de feu qui se sont posées sur les cent vingt disciples (Actes 2 : 2-3). Une colombe céleste, un vent impétueux, et des langues de feu couronnant les cent vingt, ce furent des signes aussi convaincants que l’étoile de Bethlehem et les chants des légions d’anges. Nous lisons le récit de la venue du Saint-Esprit sur les cent vingt dans Actes 2.

 

Au cours du dernier repas avec Ses disciples, Jésus leur dit :

Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement.

Jean 16 : 7-8

 

Les disciples se trouvaient réunis à Jérusalem, après la résurrection de Jésus, lorsque les deux disciples qui avaient marché avec lui jusqu’à Emmaüs sont venus leur parler. Puis Jésus lui-même leur apparut. Il leur dit : «Que la paix soit avec vous.» Ils furent effrayés, croyant voir un esprit. Jésus leur dit alors :

Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. Luc 24 : 49

 

Dans Actes 1, nous voyons que les cent vingt ont persévéré dans la prière pendant dix jours dans la chambre haute. Cinquante-trois jours se sont écoulés entre la crucifixion de Jésus et la Pentecôte.

 

La crucifixion était nécessaire. Nous aussi, enfants de Dieu, nous devons être crucifiés avec Christ pour être libérés du péché, car notre vieil homme a été cloué à la croix avec lui. Nous sommes morts au péché. Il s’agit d’un acte réel, d’une expérience authentique. C’est fait! Nous sommes participants de la mort de Christ. Mais il est ressuscité! Il est ressuscité en tant que Christ vivant, pas en tant que Christ mort! Il vit! Il vit! Par notre résurrection en lui, dans notre nouvelle vie, nous abandonnons notre ancienne vie de péché, ainsi que notre vieil homme enseveli par le baptême (Romains 6), et nous devenons participants de sa nouvelle vie de résurrection. Grâce à Jésus, nous pouvons recevoir cette vie de puissance, et utiliser cette puissance, parce qu’il nous a associés à sa propre vie de résurrection, par une expérience spirituelle réelle.

 

Puis Jésus est monté au ciel. Son ascension était tout aussi nécessaire que sa crucifixion ou sa résurrection. Jésus est monté aux cieux, et s’est assis triomphant à la droite du Père. Conformément à sa promesse, il nous a envoyé le Saint-Esprit. Cette expérience est personnelle, et propre à notre dispensation. Le Saint-Esprit descend sur nous, et pénètre en nous. Car le baptême dans le Saint-Esprit, c’est le Dieu Saint, l’Esprit de Jésus, qui prend possession de notre personnalité, qui vient vivre en nous pour nous diriger et nous conduire. Nous devenons participants de sa vie glorifiée, de la vie de Christ dans la gloire. C’est ce qui s’est passé pour les cent vingt (Actes 2 : 2-4).

 

Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Actes 2 : 2

 

Si cela nous arrivait aujourd’hui, comment cette assemblée réagirait-elle?

 

Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Actes 2 : 3-4

 

C’était l’Esprit qui parlait en d’autres langues. Quel Esprit? Le Saint-Esprit qui était venu en eux, qui les contrôlait, et qui parlait par leur bouche. Ecoutez! Les langues sont la voix de Dieu! Entendez-vous la voix de Dieu? Ils parlèrent, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

 

Nous sommes parvenus au point où nous pouvons comprendre la manière dont Dieu Se manifeste. Ce n’est plus Dieu qui parle aux hommes, ni Dieu qui demeure avec les hommes, mais c’est Dieu qui vient habiter dans les hommes. Ils ont parlé, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

 

(NDE : A ce moment précis, l’Esprit de Dieu est venu sur le frère Lake, qui s’est mis à parler en langues. On demanda à l’auditoire d’incliner la tête pour une prière silencieuse, pour que soit donnée l’interprétation de ces paroles données en langues. C’est alors que fut donnée l’interprétation) :

 

«Christ est à la fois la descente parfaitement pure de Dieu en l’homme, et l’ascension de l’homme sans péché en Dieu. Et c’est le Saint-Esprit qui est l’agent par lequel cela est accompli.»

 

Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. L’expiation qu’il a accomplie est une réelle expiation! Tout notre péché est enlevé. L’homme devient à nouveau l’habitation de Dieu.

 

Etudions à présent Actes 10, le chapitre le plus miraculeux de toute la Parole de Dieu! Un homme nommé Corneille est en train de prier. C’est un centurion païen. Un ange lui apparaît. L’ange lui parle, et lui dit d’envoyer chercher Pierre à Joppé. Pierre est un Juif, et il doit se rendre dans la maison d’un gentil. Il ne sait pas encore que le salut est aussi pour les gentils. Dieu doit le lui enseigner. Comment Dieu s’y prend-il?

 

Pierre va sur le toit de la maison pour prier, et il tombe en extase. Pensez à cela, une extase! Il tombe en extase. Supposez que je tombe à terre en ayant une extase! Quatre-vingt-dix pour cent des membres de cet auditoire seraient terrorisés! Ils diraient aussitôt que l’un de mes ennemis m’a hypnotisé! Pourquoi? A cause de l’ignorance concernant la manière dont l’Esprit de Dieu opère. Mais écoutez! Ecoutez! Alors que Pierre est là, sur le toit, en extase, il reçoit une vision. Une grande nappe descend du ciel, attachée par les quatre coins. Elle est remplie de toutes sortes de petites bêtes répugnantes. Et Pierre entend une voix. La voix de qui? La voix du Seigneur, qui lui dit : « Lève- toi, Pierre, tue et mange! »

 

Mais Pierre répond : «Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ou d’impur.»

 

Mais la voix lui dit : «Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé.» Pierre obéit. Il suit les messagers. A présent, constatez le résultat! Pendant qu’il annonce la Parole, le Saint-Esprit tombe sur tous ceux qui l’écoutent. Et tous les Juifs convertis qui sont avec Pierre sont étonnés, parce qu’ils constatent que le Saint-Esprit a aussi été répandu sur les gentils.

 

Comment s’en rendent-ils compte? «Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu.» Alors Pierre dit : «Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous?» Alors tout se termine par le glorieux service de baptême de tous ceux qui avaient été baptisés dans le Saint-Esprit.

 

Dans Actes 22 : 12, Paul raconte qu’Ananias est venu le voir à Damas. Mais comment Ananias a-t-il appris que Paul se trouvait là? (Voir Actes 9 : 10-19).

 

Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias! Il répondit : Me voici, Seigneur! Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu’on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car il prie. Actes 9 : 10-11

 

Ensuite, le Seigneur dit à Ananias ce que Paul lui-même a vu :

 

Et il a vu en vision un homme du nom d’Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu’il recouvrât la vue. Actes 9 : 12

 

Nous voyons qu’Ananias a eu une conversation avec Dieu. Savez-vous quelque chose de cette manière de communiquer avec Dieu et de lui parler? Si ce n’est pas le cas, recevez le baptême dans le Saint-Esprit, comme les premiers chrétiens, et vous pourrez faire vous aussi toutes les expériences qu’ils ont faites, et avoir toute la connaissance qu’ils ont eue! Et vous comprendrez alors, comme nous, de quelle manière le Seigneur agit dans la vie à la fois des saints et des pécheurs! On nous dit : «Mais d’où tirez-vous la connaissance spirituelle que vous avez de la Parole de Dieu?» Nous la tirons de là où Paul et Pierre l’ont aussi tirée, de l’action du Saint- Esprit! (Voir Galates 1 : 11-12).

 

Bien-aimés, lisez la Parole de Dieu à genoux! Demandez à Dieu qu’il ouvre, par son Esprit, votre intelligence spirituelle. Lisez la Parole de Dieu avec un cœur ouvert. Elle est une lampe à vos pieds, une lumière sur votre sentier.

 

Ananias alla là où le Seigneur lui avait indiqué, et trouva Paul. Paul fut alors guéri de sa cécité. Il fut baptisé dans le Saint-Esprit et aussi baptisé d’eau. Il se mit à parler en langues «plus que vous tous» (I Cor. 14 : 18).

 

Revenons à Actes 22 : 14-15. Ananias dit à Paul : Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues.

 

Dites-moi, que penser alors de ceux qui nous disent : «Surtout, ne parlez de cela à personne!»

 

Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. Actes 22 : 16

 

Vous voyez, comme dans la maison de Corneille, tout ce travail du Saint-Esprit se termine par le salut et le baptême!

 

Ananias, par la révélation de Dieu, avait promis à Paul que Dieu l’avait destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche (Actes 22 : 14). Comment cela s’est-il produit? Trois ans plus tard, quand Paul est retourné à Jérusalem : Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. Gal. 1 : 18

 

Paul dit aussi : De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase Actes 22 : 17

 

Imaginez un peu! Paul, l’intellectuel, le maître en théologie, le prince des orateurs et des logiciens, fut ravi en extase! Que Dieu soit béni pour cette extase! Ce fut l’accomplissement de ce qu’Ananias lui avait dit trois ans auparavant.

 

Et je vis le Seigneur qui me disait : Hâte-toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu’ils ne recevront pas ton témoignage sur moi. Actes 22 : 18

 

Qu’est-ce qu’une extase? C’est l’Esprit de Dieu qui prend le contrôle de nos pensées et de notre corps pendant un moment. Mais, dans l’Eglise, et même au niveau des ministères, l’ignorance est telle, en ce qui concerne les opérations de Dieu, que l’on prétend que ces choses viennent du diable!

 

Voyons comment Paul a reçu sa mission de prêcher, et ce qui lui a été demandé de prêcher. Voyons aussi quels étaient son état et son attitude quand Jésus lui a confié sa mission (voir Actes 26 : 16-18). Il était tombé à terre sur le chemin de Damas. Si nous avions vu quelqu’un allongé sur la route, en train de parler à un être invisible, nul doute que, dans notre ignorance, nous aurions appelé une ambulance ou la police! Mais c’est là que le Christ glorifié a parlé à Paul et lui a donné des instructions précises sur ce qu’il devait prêcher. Le but de sa prédication devait être de sauver les hommes, et non leur faire passer un bon moment.

 

Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Actes 26 : 16

 

Jésus promet à Paul de lui apparaître à nouveau. Cela fut accompli trois années plus tard, quand Paul eut une extase dans le temple.

 

Voici quel devait être l’objectif de la prédication de Paul :

Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste. Actes 26 : 17-19

 

Ainsi, nous sommes à présent capables de comprendre comment Dieu agit par Son Esprit. Je vous pose maintenant la question suivante : «Est-ce que le Saint-Esprit est toujours dans l’Eglise aujourd’hui?» Certainement! Mais vous pourriez me dire : «Pourtant, nous ne le voyons pas agir de cette manière!» Pour quelle raison? Parce que vous dites que toutes ces choses étaient réservées aux temps apostoliques! Pourtant, vous ne pouvez pas trouver dans toute la Parole de Dieu un seul verset qui affirme que les dons du Saint-Esprit nous ont été retirés!

 

Nous trouvons ces neuf dons du Saint-Esprit en I Cor. 12 : 8-11 :

En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; à un autre, le don d’opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.

 

Que Dieu soit béni pour la redécouverte des dons du Saint-Esprit, et tout particulièrement du don des guérisons! Puissions-nous tous connaître Christ, non seulement comme notre Sauveur, mais aussi comme celui qui nous sanctifie et qui nous guérit!

 

Je reviens un moment sur ces dons de l’Esprit. Tout d’abord, la parole de sagesse. Ensuite, la parole de connaissance. Troisièmement, la foi. Quatrièmement, le don des guérisons. Cinquièmement, le don d’opérer des miracles. Sixièmement, le don de prophétie. Septièmement, le discernement des esprits. Huitièmement, la diversité des langues. Et neuvièmement, l’interprétation des langues. Nous avons vu que le Saint-Esprit est venu dans l’Eglise le jour de la Pentecôte. Or les dons sont dans le Saint-Esprit. Par conséquent, si le Saint-Esprit est venu dans l’Eglise, les dons y sont aussi! Mais à cause du manque de foi, nous ne les voyons pas s’exercer dans la plupart des églises. Nous affirmons que nous pouvons obtenir les dons du Saint-Esprit dès que nous sommes baptisés dans le Saint-Esprit, et que nous sommes alors revêtus de ce revêtement de puissance promis par Jésus, et même ordonné par lui :

 

Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. Actes 1 : 8

 

Les gens demandent : «Qu’est-ce que ces langues?» Les langues sont la voix de l’Esprit de Dieu en nous. C’est ainsi qu’il s’exprime. Quand le Saint-Esprit est entré dans les disciples, il a parlé. Nous le revoyons en Actes 10 : 44-48. Lorsque le Saint-Esprit est venu sur eux, Pierre a ordonné qu’ils soient baptisés d’eau, et il a dit : «Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint- Esprit?» Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Actes 10 :  46

 

Les langues étaient la preuve qu’ils avaient été baptisés dans le Saint-Esprit, et c’est pourquoi Pierre a dit qu’ils avaient le droit d’être baptisés d’eau. Nous le voyons à nouveau en Actes 19 : 1-7, quand Paul rencontra à Ephèse douze hommes à qui Jean avait administré le baptême de repentance. Mais Paul dut leur donner le baptême chrétien. Au verset 5, nous lisons que ces douze hommes furent baptisés d’eau au nom du Seigneur Jésus. Puis, quand Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit descendit sur eux, et ils parlèrent en langues et prophétisèrent. Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants. I Cor. 14 : 22

 

L’importance du baptême dans le Saint-Esprit

Le baptême dans le Saint-Esprit était tellement important dans l’esprit du Seigneur Jésus-Christ qu’il a ordonné à ses disciples de rester à Jérusalem, jusqu’à ce qu’ils reçoivent une puissance, et que le Saint-Esprit survienne sur eux. Et ils ont obéi scrupuleusement à ce que le Seigneur leur avait commandé, s’attendant à Dieu, dans la prière persévérante, pendant dix jours dans la chambre haute, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse du Père (selon Luc 24 : 49) et que vienne sur eux ce baptême dont avait parlé Jean-Baptiste en Mathieu 3 : 11 :

Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.

 

Afin d’obtenir du ciel le Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, il est d’abord nécessaire que nos péchés soient effacés par le sang de Jésus, et que le sang de Jésus ait sanctifié notre cœur, pour nous purifier de notre nature de péché, de la nature adamique. Car le péché est inhérent à cette nature adamique (selon Ephésiens 2 : 1-3).

 

Personnellement, je savais que mes péchés avaient été effacés, mais ce n’est que deux mois avant mon baptême dans le Saint-Esprit que j’ai appris, par la Parole de Dieu, et que j’ai expérimenté dans ma vie la puissance sanctifiante de Dieu, et que j’ai su que ma nature avait été purifiée du péché. Cette purification intérieure était pour moi, à cette époque, le couronnement de l’œuvre de Dieu dans ma vie, et je ne cesserai jamais de louer Dieu qu’il m’ait révélé, par le Saint-Esprit, la puissance du sang de Jésus.

 

Beaucoup nous demandent : «Pour quelle raison, une fois que notre cœur a été sanctifié, et quand nous sommes conscients que nous avons été purifiés du péché, ne sommes-nous pas instantanément baptisés dans le Saint-Esprit?» Selon l’expérience des autres, et selon ma propre expérience, on peut facilement comprendre que, bien que notre cœur ait été purifié du péché, il est souvent nécessaire que notre cher Seigneur nous fasse encore avancer spirituellement, jusqu’à ce que nous soyons assez réceptifs, sur le plan spirituel, pour recevoir en nous la plénitude du Saint-Esprit. La puissance de notre personnalité doit être soumise à Dieu. C’est cela que nous appelons «avancer spirituellement».

 

Bien que notre cœur soit réellement purifié, dans beaucoup de cas, nous ne recevons pas aussitôt le baptême dans le Saint-Esprit. Parfois, certains se désespèrent, abandonnent, et retournent à leurs premières œuvres, croyant qu’il doit encore y avoir du péché dans leur cœur. Ils discréditent ainsi ce que Dieu a déjà fait en eux par le sang de Jésus. Non, ce n’est pas que le cœur soit encore impur. C’est seulement Dieu qui attend et qui œuvre en nous, pour nous conduire au point où nous aurons assez avancé spirituellement, pour pouvoir recevoir le baptême dans le Saint-Esprit.

 

Le baptême dans le Saint-Esprit n’est pas une influence, ni un sentiment agréable, ni des sensations douces, bien que l’on puisse ressentir tout cela. Le baptême dans le Saint-Esprit nous plonge dans la personnalité du Saint-Esprit, qui est l’Esprit de Jésus, et qui prend véritablement possession de notre esprit, de notre homme intérieur, mais aussi de notre âme et même de notre chair physique. Il possède tout notre être. Parfois notre corps peut se mettre à trembler à cause de la présence de l’Esprit de Dieu en nous. Daniel se mit à trembler violemment quand l’Esprit du Seigneur vint sur lui (voir Dan. 10 : 1-13).

 

Bien-aimés lecteurs, réalisez-vous que c’est l’Esprit de Jésus qui cherche à être admis pleinement dans votre cœur et dans votre vie? Réalisez-vous que c’est l’Esprit de Jésus, dans l’esprit, l’âme et le corps de celui qui est baptisé dans l’Esprit, qui le conduit d’une manière parfois étrange, mais qui accomplit l’œuvre merveilleuse de Dieu dans sa vie?

 

J’étais un chrétien justifié, mais je n’avais encore aucune expérience de la sanctification, quand le Seigneur m’a confié, dans une certaine mesure, un ministère de guérison, par lequel beaucoup de malades ont été guéris, et parfois de réels miracles ont été produits. Pourtant, je ne connaissais pas encore Dieu comme celui qui me sanctifie. Dix ans plus tard, lorsque la sanctification fut devenue une réalité dans ma vie, je fus rempli dans mon cœur d’un grand désir d’être baptisé du Saint-Esprit et de feu. Après avoir cherché Dieu avec persévérance, jour et nuit, pendant deux mois, le Seigneur me baptisa dans le Saint-Esprit, et je me mis à parler en langues et à glorifier Dieu.

 

J’avais ardemment désiré la puissance de Dieu pour l’exercice du ministère de guérison. Je croyais que, lorsque je serais baptisé dans le Saint-Esprit, sa présence en moi, par l’Esprit, me permettrait d’accomplir pour les malades ce que mon cœur désirait et ce dont ils avaient besoin. Immédiatement après mon baptême dans l’Esprit, je m’attendis à voir les malades guéris en plus grand nombre et de manière plus puissante. Mais, pendant quelque temps, je ressentis une certaine déception.

 

Nous savons tellement peu de choses concernant notre relation avec Dieu! J’en savais tellement peu moi-même! Car, chaque jour, pendant six mois après mon baptême dans le Saint-Esprit, le Seigneur me révéla beaucoup de domaines de ma vie où j’avais besoin de repentance, de confession et de restitution. Pourtant, je m’étais repenti devant Dieu bien des années auparavant. En ce qui concerne cette profonde purification, et les révélations profondes que le Saint-Esprit accorde à notre cœur, il en est réellement comme Jean-Baptiste l’a dit :

Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. Mat. 3 : 12

 

Je dirai donc tout d’abord que, pour moi, le baptême dans le Saint-Esprit a été l’occasion de permettre au Seigneur de sonder mon cœur comme jamais auparavant, sans avoir jamais le moindre repos, jusqu’à ce que le sang de Jésus soit appliqué consciemment dans tous les domaines où il fallait le faire, et que ma vie soit libérée de tout ce que le Seigneur me montrait. Ce processus, je le répète, s’est prolongé pendant six mois après mon baptême dans le Saint-Esprit.

 

Ensuite, ma vie fut remplie d’un amour ardent pour toute l’humanité, amour que je n’avais jamais connu auparavant. Oui, j’éprouvais le désir profond de voir les hommes sauvés. Ce désir était parfois si brûlant, l’angoisse de mon âme était parfois si intense, que je fus obligé d’abandonner ma profession, pour consacrer toute mon attention à un seul objectif : conduire les hommes aux pieds de Jésus. Pendant que ce travail se faisait dans mon cœur, au cours de tous ces mois, je continuais à recevoir des gens dans mon bureau pour discuter affaires avec eux. Il suffisait parfois de quelques minutes de négociations persévérantes pour en retirer de grands profits. Mais l’Esprit d’amour qui était en moi était tellement préoccupé du salut de ces âmes que je ne m’intéressais plus aux profits que je pouvais retirer. L’argent ne m’intéressait plus. Bien souvent il m’était même impossible de parler affaires avec ces personnes, tant que je n’avais pas laissé se manifester cet amour et cette passion de mon âme, pour leur montrer que Jésus était leur sauveur aujourd’hui. Bien souvent, ces rendez-vous d’affaires se sont terminés par des conversions à Dieu!

 

Cet amour et cette passion pour les âmes des hommes étaient parfois éclipsés par le poids de mes soucis, mais ce n’était que pour un court moment. Chaque fois que l’occasion l’exigeait, cet amour puissant absorbait mon être entier et brûlait en moi comme un feu, au point que, bien souvent, cette onction du Saint-Esprit poussait les pécheurs à se jeter dans mes bras et à donner leur cœur à Jésus.

 

D’autres ont recherché des signes prouvant que cette expérience de la Pentecôte était bien le baptême réel dans le Saint-Esprit. Certains ont aussi critiqué cette expérience, disant : «N’est-ce pas une séduction?» Parmi tous les signes qui m’ont été présentés ou que j’ai pu moi-même constater, c’est celui de l’amour divin, de cet amour brûlant et de cette sainte compassion de Jésus-Christ, remplissant notre cœur au point qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour gagner une âme à Christ, qui me démontre le mieux qu’il s’agit bien de l’Esprit de Jésus. Un tel amour n’est pas humain! Un tel amour ne peut être que divin! Un tel amour ne peut être que celui de Jésus lui-même, lui qui a donné sa vie pour les autres.

 

Je reviens au développement de la puissance de Dieu dans ma vie. Après avoir reçu ce puissant amour, j’ai aussi reçu une puissance beaucoup plus grande pour la guérison des malades. Oh! Quelles bénédictions Dieu m’a données dans ce domaine! Quelles glorieuses résurrections de ceux qui étaient pratiquement morts! Quelles belles guérisons d’infirmes, de boiteux et d’aveugles! Quels cris de joie! Quelle abondance de paix! En vérité, le Seigneur s’est bien chargé de nos maladies, et il a bien porté nos infirmités!

 

Je reçus ensuite, comme jamais auparavant, la puissance de prêcher la Parole de Dieu dans une démonstration de l’Esprit. Quels messages brûlants et remplis de feu! Quels messages remplis de tendresse et d’amour! Quelles révélations profondes de vérités merveilleuses données par le Saint-Esprit! Pendant ces trois ans et quatre mois, presque continuellement, j’ai prêché chaque jour au moins une fois, et jusqu’à deux et trois fois. Tant de milliers de personnes que Dieu nous a permis de conduire aux pieds de Jésus, et tant de dizaines de milliers de personnes auxquelles Dieu nous a permis d’annoncer sa Parole!

 

Nous avons aussi exercé avec puissance la domination sur les démons, pour les chasser au nom du Seigneur. Dès lors, beaucoup de malades mentaux et de gens possédés par des esprits de folie ont été guéris, et toutes sortes de démons impurs, ont été chassés au nom puissant de Jésus, par la puissance de son précieux sang. Les saints ont été conduits dans une vie plus profonde avec Dieu. Des multitudes ont été baptisées du Saint-Esprit et de feu. J’ai vu tout cela dans mon propre ministère. Oui, nous devons désirer de tout notre cœur le baptême dans le Saint-Esprit.

 

Frères et sœurs, quand nous nous présenterons devant le tribunal de Christ, et que le Seigneur nous demandera pourquoi nous n’avons pas accompli dans notre vie toute la pensée de Christ, ni satisfait tout son désir de sauver le monde, quelles excuses allons-nous invoquer, devant l’importance suprême du salut de toutes ces âmes immortelles? Il nous sera vraiment terrible d’avoir à reconnaître que nous avons négligé de rechercher ce revêtement de la puissance d’en haut, le baptême du Saint-Esprit, ou que nous l’avons abandonné.

 

Je vous le demande à nouveau, sommes-nous assez près de Dieu? Pouvons-nous dire que nous n’avons réellement appris à prier que quand le Seigneur nous a baptisés dans le Saint-Esprit? Quand lui-même prie au travers de nous, quand les cris de notre âme, inspirés par le Saint-Esprit, s’échappent de nous pour atteindre le trône de Dieu, sa réponse nous est assurée, car il s’agit de ses prières, de ses cris, et du désir ardent de son cœur. Puisse le Seigneur inspirer à tous nos cœurs le désir de voir exaucée cette prière du Seigneur : «Que ton royaume vienne! Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel!»

 

Quelqu’un pourra encore me dire : «Et les langues? Je croyais que vous enseigniez que les langues étaient la preuve de notre baptême dans le Saint-Esprit!» Oui, elles le sont! Les langues sont un signe pour les non-croyants (voir I Cor. 14 : 22). Personnellement, je loue Dieu pour les merveilleuses vérités qui m’ont été révélées par Son Esprit, et que j’ai exprimées par des enseignements, des prophéties ou des poèmes du Saint-Esprit, en langues avec interprétation. Cependant, la plus grande preuve, bien plus importante que toutes ces manifestations extérieures, c’est ce que Dieu accomplit dans votre vie personnelle, ce sont les opérations de Dieu qu’il vous démontre dans votre propre conscience. Car nous ne pouvons pas nier tout ce que nous savons avec certitude dans notre propre conscience. Nous nous appuyons fermement sur ce que la Bible nous révèle, et nous affirmons que tout chrétien qui est baptisé dans le Saint-Esprit parle, ou parlera en langues.

 

Le baptême dans le Saint-Esprit signifie que nous avons reçu dans notre vie une plénitude du Saint-Esprit suffisante pour permettre à l’Esprit de Dieu de nous contrôler, au point d’avoir la liberté de parler en langues par notre bouche. Si nous avons le Saint-Esprit, mais que nous n’avons pas atteint cette plénitude suffisante, nous ne pouvons pas parler d’un vrai baptême du Saint-Esprit. Tout au plus pouvons-nous dire que nous avons reçu une onction de l’Esprit. Nous pouvons même avoir reçu une profonde onction de l’Esprit, mais elle n’est pas encore suffisante pour pouvoir être définie comme le baptême dans le Saint-Esprit.

 

 

John G. Lake

L’original a été publié en anglais dans le livre : John G. Lake : The Complete Collection of His Life Teachings, compiled by Roberts Liardon, Albury Publishing, Tulsa, Oklahoma.

Date : 16. 04. 2012

Traduction : Henry Viaud-Murat

 

Compilation et mise-en-page : DIETRA-Info

J-P. Trachsel

CH-1690 Lussy – Suisse

Date : 25. 04. 2012 / 10. 01. 2014 / V. 01

Article écrit par Lake John Graham

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