Signes et prodiges en mission

Tout comme Jésus travaillait avec les premiers disciples et confirmait sa parole par les signes qui l’accompagnaient (Marc 16 : 20), les missionnaires d’aujourd’hui peuvent faire de même, car notre Dieu ne change pas.
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Signes et prodiges en mission

L’Evangile a toujours progressé par des signes et des prodiges. Quand Jésus prêchait la venue du royaume, il accomplissait des miracles pour manifester la puissance de Dieu et confondre le règne de Satan. Quand Pierre prêcha aux foules le jour de la Pentecôte, il déclara en parlant de Jésus : (…) cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, (Actes 2 : 22b). Les disciples voyaient Jésus comme leur modèle et lui emboîtèrent le pas dans un ministère accompagné de signes et de prodiges.

 

Le modèle du Nouveau Testament

Le grand ordre de mission a été donné dans le contexte de la résurrection, du baptême dans le Saint-Esprit, et du miraculeux. Matthieu nous rapporte que Jésus avait tout pouvoir sur toutes choses sur la terre comme au ciel. Marc déclare :

 

Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. Marc 16 : 17,18

 

Luc précise pour sa part : Avec une beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, (…) (Actes 4 : 33a – version Segond 21). Jean insiste encore sur le fait que le ministère de Jésus était accompagné de miracles quand il rapporte ces paroles de Jésus : (…) Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie (Jean 20 : 21b). La même puissance et la même autorité d’accomplir des signes, des miracles et des prodiges au nom de Jésus furent accordées à ceux que le Seigneur envoya vers les perdus.

 

Le livre de Marc démontre la puissance du royaume en conflit avec l’emprise de Satan. Dès le premier chapitre, Marc établit clairement le fait que les signes et les prodiges font partie intégrante de l’Evangile. Quand Dieu annonça la venue de son Fils bien-aimé, Satan tenta d’affaiblir l’autorité de Jésus en l’attaquant par diverses tentations. Après la victoire de Jésus dans le désert, il prêcha : (…) le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. Marc 1 : 15b

 

Jésus a contre-attaqué le royaume de Satan en chassant le mauvais esprit qui animait l’homme de la synagogue de Capernaüm (cf. Marc 1 : 24-26). Il en résulta que la nouvelle de ce que Jésus faisait se propagea à travers toute la Galilée. Dès que l’Evangile entre dans de nouvelles régions, des signes et des prodiges accompagnent sa proclamation.

 

Quand Jésus envoya les soixante-douze, il dit à ces missionnaires : guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous (Luc 10 : 9). Quand les disciples revinrent, ils étaient pleins de joie et dirent : (…) Seigneur, les démons même nous sont soumis en ton nom (Luc 10 : 17b). Jésus déclara que les signes et les prodiges faisaient partie intégrante de leur mission : Voici,  je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions [une allusion possible à Satan et ses démons], et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Luc 10 : 19

 

Après avoir reçu le grand ordre de mission, les apôtres exercèrent le même type de ministère que Jésus avait manifesté sur terre. Après la résurrection, pendant la période de 35 ans que couvre le livre des Actes, plus de 80 références au miraculeux nous sont rapportées dans le ministère des apôtres et des disciples.

 

Une des vérités de la mission est la relation qui existe entre signes et prodiges et la venue du royaume de Dieu dans de nouveaux groupes culturels. Quand l’Evangile est annoncé à ceux qui ne le connaissent pas, des miracles se produisent pour authentifier la venue du royaume absolu de Dieu sur le règne de Satan. Quand Philippe se rendit en Samarie pour y proclamer Christ, les gens virent des signes miraculeux, ce qui les amena à être très attentifs à son message (cf. Actes 8 : 6, 7).

 

L’homme le plus acharné dans la persécution de la jeune Eglise fut aveuglé par un éclair tombé du ciel. Même les hommes qui accompagnaient Saul restèrent sans voix car ils entendirent la voix miraculeuse venue du ciel sans toutefois voir personne. Après que le Seigneur eut convaincu Ananias, simple croyant, de devenir son instrument dans cette situation, Paul recouvra la vue (cf. Actes 9 : 1-19).

 

Pierre était probablement le plus sectaire des disciples. Il fallut la voix du Seigneur à trois reprises lors d’une vision pour qu’il comprenne que le message de l’Evangile allait au-delà des barrières culturelles. Il fallut bel et bien une vision miraculeuse pour que Pierre accepte le fait que l’Evangile transcende les restrictions du judaïsme. Quand Pierre et ceux qui l’entouraient virent que le don du Saint-Esprit avait été répandu sur les païens et qu’ils parlaient en langues, cela suffit à les convaincre que l’Evangile devait aller au-delà du peuple juif (cf. Actes 10 : 9-48).

 

Les miracles de Dieu par l’intermédiaire de Philippe introduisirent l’Evangile en Samarie puis sur le continent africain. La guérison de la cécité de Paul fut suivie de la proclamation de la nouvelle du Royaume aux païens jusqu’en Europe. Les signes et les prodiges que Dieu accomplit chez un soldat romain permirent au groupe le plus haï des Juifs d’entendre l’Evangile. Quand l’Evangile atteint ceux qui ne le connaissent pas, il est accompagné de signes et de prodiges.

 

Le modèle moderne

Le modèle du Nouveau Testament établit clairement la relation entre l’avancement de l’Evangile et la manifestation de signes et de prodiges; ce modèle est toujours aussi actuel. Partout où l’Evangile est prêché, des miracles se produisent, authentifiant la puissance de Dieu et la venue du Roi qui établira son règne.

 

Au Vietnam

Un jeune homme fut arrêté au Vietnam pour avoir vendu de la drogue. Il rencontra deux pasteurs des Assemblées de Dieu en prison qui le conduisirent à la conversion. Les deux pasteurs furent relâchés deux ans plus tard; un mois après, ce tout jeune croyant sortit à son tour et entra à l’école biblique. Après avoir achevé son premier semestre, il rentra chez lui et prêcha l’Evangile parmi la tribu des White Tai, encore non atteinte par l’Evangile. En un mois, sept-cent-cinquante-trois d’entre eux, originaires de cinq villages, accueillirent la Bonne Nouvelle. Le royaume de Dieu s’était approché du peuple White Tai.

 

En Mongolie

La Mongolie a eu très peu de contact avec l’Evangile pendant quelque 2000 ans. Ce peuple est fier de l’héritage ancestral laissé par Gengis Khan. Ces nomades vivent dans des yourtes, ces tentes de feutre que l’on trouve dans les plaines nordiques du désert de Gobi. Quand la porte s’entrouvrit dans le pays, des missionnaires des Assemblées de Dieu s’y sont rendus pour voir ce qui pouvait être fait. Sans bibles en langue mongole, avec juste un peu de littérature chrétienne, une campagne d’évangélisation eut lieu dans la capitale Oulan-Bator. Le premier soir, un jeune homme sourd fut guéri pendant la réunion, et d’autres furent touchés par la puissance de Dieu. En trois jours, cinq-cents personnes reçurent l’Evangile. Le dernier soir, un moine possédé essaya de décourager les gens de s’approcher du Seigneur. Sous les yeux de quelque huit-cents Mongols, la puissance de Dieu terrassa celle de Satan. Une foule qui vivait dans la crainte de la puissance et de l’emprise démoniaques fut témoin de la grande puissance de Dieu. Le royaume de Dieu avait touché la Mongolie.

 

Après que le moine eut été éloigné de la réunion, les gens se précipitèrent en avant pour répondre à l’appel. Alors même qu’ils s’approchaient, ils se débarrassaient de leurs prières bouddhistes écrites sur du papier, de leurs amulettes, et de leurs chapelets. Les signes et les prodiges avaient authentifié pour eux l’appel à suivre Jésus.

 

En Birmanie

Il existe cent-trente-cinq ethnies au Myanmar (Birmanie). Beaucoup n’ont encore jamais entendu l’Evangile du fait de leur éloignement dans des régions retirées. Il y a encore quelques années de cela, les Arakans étaient de ceux- là.

 

Un moine bouddhiste entendit l’Evangile à la radio sur les ondes courtes. Sa curiosité au sujet de ce Dieu qu’on appelait Jésus fut attisée, au point qu’il quitta son monastère pour se rendre à la capitale Rangoon. Il y rencontra Myo Chit, prédicateur à la radio, qui l’amena à Christ, renonçant ainsi à Bouddha. Ce tout nouveau chrétien entra à l’école biblique et rentra chez lui quelques mois plus tard, animé du profond désir de partager sa foi en Christ avec les Arakans. Les moines qui avaient été ses compagnons interdirent aux gens d’écouter ce moine devenu évangéliste parlant de son nouveau Dieu. Seul dans sa ville natale, ce jeune croyant continua de lire la Parole de Dieu.

 

Il y eut alors une sécheresse dans la province. Dans sa lecture biblique, ce jeune chrétien arriva au récit d’Elie face aux prophètes de Baal. Élie y lança un défi aux prophètes de Baal, leur proposant une confrontation, un duel lors duquel le vrai Dieu enverrait le feu et la pluie.

 

Avec la Bible comme seul guide, notre chrétien solitaire lança un défi aux moines. Les fermiers s’en réjouirent car ils avaient désespérément besoin de pluie. Les moines bouddhistes prièrent leurs dieux, mais rien ne se produisit. Le ciel était sans nuage. Mais quand l’évangéliste invoqua Dieu, lui demandant de se manifester par des signes et des prodiges, le Seigneur envoya la pluie dans le pays. Les gens se réjouirent, mais les moines dirent qu’il s’agissait d’une coïncidence. Il en fallait plus pour décourager notre évangéliste. Après que la pluie eut cessé, il leur dit : «Essayons de nouveau pour voir qui est Dieu : Bouddha ou Jésus.» Les moines prièrent sans aucun résultat, mais quand l’évangéliste pria de nouveau, Dieu envoya encore la pluie. Il est facile de comprendre pourquoi il y a maintenant plusieurs églises parmi le peuple arakien. Dieu est un Dieu qui répond par la pluie.

 

Partout où va l’Evangile, il est accompagné de signes et de prodiges. Après l’ascension, les disciples s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient (Marc 16 : 20). Les missionnaires d’aujourd’hui peuvent faire de même, car notre Dieu ne change jamais.

 

Robert W. Houlihan

RESSOURCES SPIRITUELLES – 17/2009

 

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Jean-Pierre Trachsel

CH-1690 Lussy (Suisse)

Article écrit par Houlihan Robert W.

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